Miele WWR 860 WPS
- Prix relevé
- 2 314,4 €
- Capacité
- 9 kg
- Essorage max
- 1 600 tr/min
Par Sylvain Marchetti — relevés à jour au 4 août 2026
3 modèles dans cette sélection
| Modèle | Note | Prix relevé (€) | Capacité (kg) | Essorage max (tr/min) | Bruit à l'essorage (dB) | Indice de réparabilité (/10) | Classe énergétique |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Miele WWR 860 WPS | 7,7 | 2 314,4 € | 9 kg | 1 600 tr/min | 68 dB | non communiqué | A |
| Miele WWG 660 WCS TDos | 7,4 | 1 409 € | 9 kg | 1 400 tr/min | 68 dB | non communiqué | A |
| Miele WTD160 | 6,7 | 1 864,4 € | 8 kg | 1 500 tr/min | 71 dB | non communiqué | D |
Caractéristiques relevées sur les documentations constructeur et les fiches marchandes, dernier relevé le 4 août 2026. Chaque valeur porte sa source, avec son adresse et sa date, dans le tableau détaillé de la fiche du produit concerné. Comment ce comparatif est construit.
« Une Miele, ça dure vingt ans. » Je l’entends chez un client sur trois, en général au moment où il faut décider entre réparer une machine de huit ans et en racheter une.
C’est la seule marque sur laquelle on m’oppose un chiffre plutôt qu’une impression. Il mérite donc d’être vérifié, et la réponse est plus intéressante qu’un oui ou un non.
La marque annonce des lave-linge testés pour l’équivalent de vingt ans d’utilisation. Derrière ce chiffre, il y a un protocole précis : 5 000 lavages, calculés sur la base de cinq lessives par semaine, cinquante semaines par an. Cinq fois cinquante fois vingt, ça fait bien 5 000.
Le chiffre est donc exact. Il est simplement conditionnel, et personne ne dit à quoi.
Cinq lessives par semaine, c’est un couple, ou une personne seule qui lave beaucoup. Un foyer de quatre avec deux enfants en tourne huit, parfois dix. À huit lessives par semaine, les 5 000 cycles arrivent au bout de douze ans. À dix, en dix ans. Ce n’est pas un mensonge, c’est une division que personne ne fait au moment d’acheter.
Et douze ans, pour une machine, c’est déjà très bien. Ça reste largement au-dessus de ce que je vois passer à l’atelier. Mais quand tu poses 1 409 € au minimum sur la table, tu as le droit de savoir de quoi on parle.
Voilà le point qui compte vraiment, et il ne figure sur aucune fiche technique du comparatif.
Un lave-linge tombe en panne. Toujours. Les roulements de tambour lâchent entre la sixième et la douzième année selon l’usage, et ce qui se passe ensuite dépend d’une seule chose : est-ce qu’on peut ouvrir la cuve.
Sur une grande partie du marché, la cuve est en résine thermosoudée. Les roulements sont pris dedans, on ne les remplace pas, on remplace la cuve entière. Le devis dépasse alors ce qu’il reste de valeur à l’appareil, le client dit non, et la machine part en déchetterie à huit ans.
Miele est l’une des rares marques à monter une cuve en inox qui s’ouvre. Un technicien extrait la cuve, la sépare, retire le tambour et accède aux roulements. C’est long, plusieurs heures d’atelier, et le kit de palier d’origine coûte à lui seul autour de 170 €. Personne ne te dira que c’est une réparation bon marché.
Mais elle existe. Sur une machine à cuve soudée, elle n’existe pas. Et à l’année dix, cette différence-là vaut tout le reste de la fiche technique.
Les trois modèles du comparatif annoncent quinze ans de disponibilité des pièces détachées, contre 14 ans de médiane sur les 68 machines du catalogue qui documentent ce point. L’écart est faible sur le papier. Il compte davantage quand la pièce en question sert réellement à quelque chose.
Il faut regarder ça en face, parce que c’est le chiffre officiel et qu’il ne va pas dans le sens de la marque.
La WWR 860 WPS, à 2 314,42 €, publie un indice de durabilité de 8,3. La WWG 660 WCS TDos, à 1 409 €, affiche 9,0. La médiane du comparatif, sur les 66 machines qui publient cet indice, s’établit à 8,5. Le sommet du catalogue est à 9,3, atteint par une Haier relevée à 421 € et par deux LG.
Autrement dit, la machine la plus chère du comparatif passe sous la médiane du catalogue sur l’indice censé mesurer la durée de vie. L’indice de durabilité, entré en vigueur en avril 2025 sur les lave-linge à hublot comme sur les tops, note des critères documentés : prix et disponibilité des pièces, facilité de démontage, fiabilité. Il ne note pas la métallurgie de la cuve.
Ma position, en connaissance de cause : je fais davantage confiance à ce que je vois quand j’ouvre une machine qu’à sept dixièmes de point d’écart sur une grille. Mais je ne vais pas cacher le chiffre pour autant, et si l’indice est ton critère, il ne désigne pas Miele.
Là, en revanche, la marque tient ses promesses sans discussion.
Les deux lave-linge simples annoncent 68 dB à l’essorage, ce qui les place parmi les huit valeurs les plus basses de tout le comparatif. La médiane du catalogue est à 75 dB, l’étendue va de 55 à 80.
L’échelle est logarithmique, donc 7 dB sous la médiane ne veut pas dire « un peu plus discret ». Je vis dans un immeuble ancien à Saint-Étienne, ma machine est dans un placard de salle de bain, et je sais où passe la ligne : en dessous de 72 dB je lance une lessive à 22 heures sans y penser, au-delà de 76 je ne le fais plus. À 68, tu es tranquille.
On paie l’isolation phonique et le moteur. Les vingt-sept programmes de la WWR 860 WPS, qui en font d’ailleurs la seule machine du catalogue à ce niveau, c’est du décor. Tu en utiliseras quatre.
La contrainte qui va éliminer Miele chez beaucoup de lecteurs, et elle n’a rien à voir avec le prix.
Les trois machines occupent 63,7 à 64,3 cm de profondeur, contre 59 cm de médiane au comparatif. Ajoute les trois centimètres de débattement des tuyaux à l’arrière et il te faut 67 cm de niche. Une salle de bain étroite d’immeuble ancien n’a pas ça, et un plan de travail standard non plus.
Si ton emplacement est serré, la question Miele est réglée avant même d’avoir commencé. Regarde plutôt du côté des machines relevées sous 57 cm : l’AEG LFR8W8140BI à 1 099 €, notée 6,9, tient dans 56 cm avec 68 dB annoncés, exactement le même niveau sonore, pour 310 € de moins que la WWG 660.
La lavante-séchante du lot est le seul modèle sur lequel je suis franchement négatif.
À 1 864,42 €, elle est classée D, annoncée à 266 kWh pour 100 cycles et 68 litres d’eau par cycle, quand la médiane du comparatif se situe à 47 kWh et 47 litres. Je précise, par honnêteté, que l’étiquette d’une lavante-séchante couvre le cycle complet lavage plus séchage : le chiffre n’est pas comparable ligne à ligne avec celui d’un lave-linge simple.
Ça n’arrange pas grand-chose. Le comparatif contient une lavante-séchante Siemens, la WN44G200FR, classée A, annoncée à 49 kWh pour 100 cycles et 70 dB, qui sort à 8,1 de note globale contre 6,7 pour la WTD160.
Et je maintiens ce que je dis partout : une lavante-séchante sèche moins de linge qu’elle n’en lave et ajoute des cycles de chauffe à une mécanique déjà sollicitée. Elle se choisit quand l’emplacement n’accepte qu’un seul appareil, jamais par confort.
Elle affiche 9 kg, 1 400 tr/min, classe A à 49 kWh, 68 dB, indice de durabilité de 9,0, quinze ans de pièces annoncés, cuve qui s’ouvre. C’est la moins chère des trois et c’est celle dont chaque ligne justifie une part du prix.
Sa grande sœur à 2 314,42 € ajoute 200 tr/min d’essorage, 27 programmes annoncés et un indice de durabilité plus bas. Compte 900 € pour ça. Non.
Reste la vraie question, et elle est brutale. À 1 409 €, on est à deux fois et demie la médiane du comparatif, qui est à 582,10 €. Sur le même catalogue, la Bosch WGB256A2FR à 954,54 € affiche 8,3 de note globale, et l’Electrolux EW7W3816BI 7,7 pour 1 099 €. Ces machines-là ne dureront probablement pas aussi longtemps, et je ne peux pas te le prouver avec un chiffre du tableau : je te le dis d’après ce que je démonte.
Trois modèles, c’est peu, et je ne prétends pas raconter toute la gamme avec ça. Prix médian de 1 864,42 € contre 582,10 € pour le catalogue, note médiane de 7,4 contre 6,4 : la marque est au-dessus, elle n’écrase personne sur les notes, et son argument principal ne se lit pas dans une colonne.
Prends une Miele si tu restes dans ton logement, si tu as 67 cm de profondeur disponible, et si l’idée de garder la même machine quinze ans t’intéresse plus que celle d’en changer deux fois. Prends-la aussi si le bruit décide chez toi : 68 dB, c’est du très bon.
Ne la prends pas pour un appartement que tu quitteras dans trois ans, ni pour un emplacement serré, ni si ton budget est déjà tendu. À 1 409 €, tu paies une durée de vie que tu n’exploiteras qu’en restant. Et mon conseil habituel, monter de 100 € pour ne pas en perdre 300 à la première panne, ne s’étire pas jusqu’à mille.
La marque annonce des appareils testés pour l'équivalent de vingt ans d'utilisation, soit 5 000 lavages, sur la base de cinq lessives par semaine pendant cinquante semaines par an. Le chiffre est cohérent avec lui-même. Un foyer qui lance huit lessives par semaine atteint les mêmes 5 000 cycles en douze ans, pas en vingt : la durée annoncée dépend entièrement de votre rythme.
Non. C'est une entreprise familiale allemande de quatrième génération, détenue par les familles Miele et Zinkann. Elle n'a pas été absorbée par un des grands ensembles qui se sont formés en Europe ces dix dernières années, contrairement à Hotpoint, Hoover ou Candy.
Sur un point précis, oui : la cuve inox se démonte, ce qui permet de remplacer les roulements de tambour sans changer l'ensemble. Beaucoup de machines du marché utilisent une cuve thermosoudée, où les roulements ne se remplacent pas seuls. L'opération reste longue et le kit de palier d'origine coûte à lui seul autour de 170 €.
La WWG 660 WCS TDos à 1 409 €, notée 7,4, indice de durabilité 9,0, 68 dB à l'essorage, 9 kg, classe A à 49 kWh pour 100 cycles et 15 ans de pièces détachées annoncés. C'est la moins chère des trois et celle dont la fiche justifie le mieux son prix.