Miele WTD160
- Prix relevé
- 1 864,4 €
- Capacité
- 8 kg
- Essorage max
- 1 500 tr/min
Miele WWR 860 WPS
lave-linge · 9 kg
Certains liens de cette page sont rémunérés : si vous achetez après avoir cliqué, le site touche une commission. Le prix que vous payez est le même, et la sélection ne dépend pas des commissions.

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| Modèle | Note | Capacité | Essorage max | Bruit à l'essorage | Prix | Acheter |
|---|---|---|---|---|---|---|
![]() | 7,7 | 9 kg | 1 600 tr/min | 68 dB | 2 314,4 € | Voir le prix |
![]() | 6,7 | 8 kg | 1 500 tr/min | 71 dB | 1 864,4 € | Voir le prix |
![]() | 7,4 | 9 kg | 1 400 tr/min | 68 dB | 1 409 € | Voir le prix |
5 000. C’est le vrai chiffre de la promesse Miele, et il figure en note de bas de page de la fiche officielle de cette WWR 860 WPS. La machine est annoncée « testée pour durer 20 ans », avec un protocole précisé : 5 000 charges en développement, soit cinq lavages par semaine, cinquante semaines par an, pendant vingt ans. Sors ta calculette, le compte est bon. Reste à savoir ce qu’il veut dire chez toi.
Bon, mon avis d’abord. À 2 314 €, c’est la machine la plus chère de tout ce comparatif, et elle est excellente : 1 600 tr/min, 68 dB à l’essorage, classe A, 9 kg, quinze ans de pièces détachées garanties, moteur à induction. Le silence et l’essorage sont ses deux vrais arguments, et ils sont sérieux. Mais la promesse des vingt ans est une extrapolation, pas un relevé de terrain, et une autre Miele de ce catalogue affiche un meilleur indice de durabilité pour 900 € de moins. Alors non, je ne te la conseille pas les yeux fermés.
Je ne vais ni gober cette annonce ni la balayer, parce qu’elle mérite mieux que ça.
Ce qui est à son crédit : Miele publie son protocole. Ces 5 000 charges en développement, c’est un vrai programme d’essai, coûteux, et très peu de fabricants s’y astreignent. La note de bas de page est écrite noir sur blanc au lieu d’être planquée.
Ce qu’il faut comprendre : cinq lessives par semaine, c’est un foyer de deux personnes. Une famille de quatre avec des enfants scolarisés en fait huit à douze. À dix lessives par semaine, les 5 000 charges arrivent en dix ans, pas en vingt. La machine ne trahit personne, elle tient exactement ce qui est écrit, mais l’affiche marketing et la note de bas de page ne parlent pas au même lecteur.
Ce qu’il faut ajouter : personne n’a fait tourner cette machine vingt ans, puisqu’elle n’existe pas depuis vingt ans. C’est un essai accéléré. Dans mon métier, ce qui tue une machine à quinze ans n’est pas toujours l’usure du tambour, c’est une carte de puissance dont les condensateurs ont vieilli sur l’étagère. Aucun banc d’essai ne reproduit ça.
Voilà ce que j’achèterais, moi, sur cette machine. 68 dB en pointe d’essorage, c’est 6 dB sous la Bosch WGB256A2FR et 7 sous la médiane des machines de ce format.
Et le plus remarquable, c’est que ces 68 dB sont atteints avec un essorage à 1 600 tr/min. Faire tourner 9 kg de linge à cette vitesse en restant à ce niveau sonore demande des contrepoids lourds, une suspension bien calculée et un caisson isolé. C’est du poids et de la matière, pas du logiciel. C’est ce qu’on paie, et c’est ce que je paierais.
Ça fait 200 tours au-dessus de la médiane du comparatif. Sur des serviettes et du linge de maison, la différence à la sortie du tambour est visible à l’œil : le linge est humide, il n’est pas mouillé.
Chez moi, dans un appartement d’immeuble ancien sans balcon, c’est la différence entre un étendoir qui bloque le couloir une journée et un étendoir qu’on range le lendemain matin. L’essorage reste le seul chiffre de la fiche technique dont on ressent l’effet toutes les semaines, et celui-ci est au sommet du comparatif.
C’est la seule machine du comparatif à en proposer autant. Aucune autre n’approche ce nombre.
Et je vais te dire franchement ce que j’en pense : en quatorze ans de service après-vente, j’ai vu des centaines de bandeaux de commande usés. Ce sont toujours les mêmes positions qui s’effacent, quatre au maximum. Le reste du sélecteur est neuf le jour où la machine part à la casse. Les programmes, c’est du décor. On paie l’isolation phonique et le moteur, et ici on les a. Tant mieux, mais ne laisse pas le nombre 27 peser dans ta décision.
C’est sa contrainte pratique, et elle est réelle. 64,3 cm, quand la plupart des machines de ce comparatif tiennent en 59 cm. Ajoute les raccordements derrière : compte 70 cm de dégagement.
Ma machine à moi vit dans un placard de salle de bain, dans un immeuble stéphanois des années trente. Cette Miele n’y entrerait pas. Avant de dépenser 2 300 €, prends un mètre.
À 1 409 €, la Miele WWG 660 WCS TDos partage la même profondeur, le même niveau sonore de 68 dB, la même classe A et les mêmes quinze ans de pièces. Elle descend à 1 400 tr/min et perd le sélecteur à 27 programmes. Et son indice de durabilité publié est de 9 sur 10, contre 8,3 ici. Soit 900 € d’écart pour 200 tours d’essorage : à ta place, je prendrais celle-là et je m’achèterais un très bon sèche-linge avec la différence.
À 1 864 €, la Miele WTD160 ajoute le séchage dans le même tambour, avec la consommation qui va avec. Elle règle un problème de place, pas un problème de lavage.
Et à 1 099 €, l’Electrolux EW7W3816BI joue dans la même catégorie de finition pour la moitié du prix. Si la marque ne t’importe pas, la question se pose sérieusement.
Elle est faite pour l’appartement bien isolé où la machine partage un mur avec une pièce à vivre, pour le foyer de deux à trois personnes qui lave peu et bien, et pour qui garde ses appareils très longtemps. Dans ce profil, les 68 dB et les 1 600 tr/min se justifient tous les jours.
Je te la déconseille si vous êtes quatre ou plus, parce que le rythme de lessives te fera atteindre les 5 000 charges bien avant vingt ans et que tu auras payé une promesse que ton usage ne peut pas honorer. Je te la déconseille si ton emplacement fait moins de 70 cm de profondeur. Et je te la déconseille si tu achètes pour le nombre de programmes.
Excellente machine, promesse mal calibrée, et une petite sœur qui gâche la fête. Le silence et l’essorage valent leur prix, la construction se sent, le réseau de pièces Miele est un des meilleurs du marché. Mais quand la WWG 660 WCS TDos du même catalogue affiche un meilleur indice de durabilité pour 900 € de moins, je ne peux pas te recommander celle-ci sans te dire d’aller voir l’autre d’abord.
| Caractéristique | Valeur | Relevé sur |
|---|---|---|
| Prix relevé | 2 314,4 € | miele.fr 4 août 2026 |
| Capacité | 9 kg | media.miele.com 4 août 2026 |
| Essorage max | 1 600 tr/min | media.miele.com 4 août 2026 |
| Consommation | 49 kWh/100 cycles | media.miele.com 4 août 2026 |
| Eau par cycle | 48 L | media.miele.com 4 août 2026 |
| Bruit à l'essorage | 68 dB | boulanger.com 4 août 2026 |
| Profondeur | 64,3 cm | media.miele.com 4 août 2026 |
| Indice de réparabilité | non communiqué | non documenté |
| Indice de durabilité | 8,3 /10 | static.data.gouv.fr 4 août 2026 |
| Garantie | 2 ans | boulanger.com 4 août 2026 |
| Pièces détachées garanties | 15 ans | static.data.gouv.fr 4 août 2026 |
| Programmes | 27 | media.miele.com 4 août 2026 |
| Largeur | 59,6 cm | media.miele.com 4 août 2026 |
| Hauteur | 85 cm | media.miele.com 4 août 2026 |
| Bruit au lavage | non communiqué | non documenté |
| Classe énergétique | A | media.miele.com 4 août 2026 |
| Chargement | Hublot (frontal) | media.miele.com 4 août 2026 |
| Moteur | Induction (sans charbons) | media.miele.com 4 août 2026 |
| Lavante-séchante | non | media.miele.com 4 août 2026 |
| Connecté (Wi-Fi) | oui | media.miele.com 4 août 2026 |
| Fonction vapeur | oui | media.miele.com 4 août 2026 |
| Reconditionné | non | media.miele.com 4 août 2026 |
La fiche officielle de la WWR 860 WPS annonce une machine « testée pour durer 20 ans », et sa note de bas de page donne le protocole : 5 000 charges en développement, soit cinq lavages par semaine, cinquante semaines par an, pendant vingt ans. Le chiffre réel est donc 5 000 cycles, pas vingt années calendaires.
Cela dépend de ton rythme. À cinq lessives par semaine, tu es dans l'hypothèse du fabricant. À dix, ce qui est courant pour une famille de quatre, tu atteins les 5 000 charges en dix ans. Le protocole ne ment pas, il décrit simplement un foyer de deux personnes.
64,3 cm, contre 59 cm pour un lave-linge standard. Avec les raccordements derrière, il faut compter environ 70 cm de dégagement. C'est la première cote à vérifier si la machine vit dans un placard ou une salle de bain.
Sylvain Marchetti
Quatorze ans technicien en électroménager, aujourd'hui réparateur à domicile dans la Loire. Il démonte des lave-linge toute la semaine, et il voit surtout ce qui lâche.
Comment ces modèles sont comparés →